Le coin du Green Keeper – Attaque de champignons de sol

Le coin du Green Keeper – Attaque de champignons de sol

Cher(e)s abonné(e)s,

Nombre d’entre vous ont constaté une dégradation de l’état du parcours ces dernières semaines. Dans l’espoir de vous éclaircir sur la situation actuelle, je tiens à vous apporter quelques éléments de réponse.

Nous avons subi récemment une énorme pression au niveau des attaques de pathogènes, type champignons de sol. Ce développement de champignons est lié à plusieurs facteurs :

  • Températures excessives avec présence constante d’humidité
  • Obligation d’un arrosage artificiel par manque de pluie, l’eau d’irrigation ayant un pH favorisant le développement à long terme.
  • Cycle annuel du développement du champignon
  • Résistance des souches de champignons aux molécules actives de phytosanitaires.

Nous sommes dans l’obligation de composer avec le substrat qu’est celui des greens depuis leur construction, substrat qui aujourd’hui est colonisé par une multitude de souches de différents champignons de sol type PYTHIUM, ANTHRACNOSE, DOLLAR SPOT ou encore RHIZOCTONE qui ne trouvent aucune difficulté à se reproduire. Mais aussi par une multitude de plantes indésirables type ZOUMINE ou encore ELEUSINE INDICA qui sont de la même famille que les gazons de graminées, donc très durs à éradiquer seuls.

Le développement de ces maladies est fulgurant et ne nous laisse pas toujours le temps de réagir (24h maximum), et traiter à profusion ne serait pas une solution viable tant sur le plan écologique, que sur celui de l’efficacité.

Une fois les symptômes de décoloration apparents, le système racinaire du gazon est déjà réduit à néant et empêche au gazon d’assimiler les éléments nutritifs et les substances actives agissant sur la maladie. Aujourd’hui la maladie est stoppée, mais jusqu’à quand ? Les dégâts causés par une courte attaque sont conséquents, et notre gazon tropical peine à recoloniser les zones attaquées. Nous avons effectué des sur-semis sur les greens les plus attaqués, dans l’espoir d’une recolonisation plus rapide et de l’implantation d’une graminée plus résistante à ce type de maladie.

J’aurais plaisir à échanger avec vous de vive voix sur ce sujet, et suis à votre disposition pour répondre à vos éventuelles autres interrogations au sujet de notre parcours.

Cordialement,

Guillaume FATOUX

Intendant de terrain